Guerre en Ukraine

Bakhmout pendant la bataille, mars 2023 · Garde-frontière ukrainien — CC BY 4.0
Conflits & sécurité Collège & Lycée Tombe au brevet & bac
Définition

Conflit armé déclenché par l'invasion russe de l'Ukraine le 24 février 2022, prolongement direct de la guerre de basse intensité ouverte en 2014 avec l'annexion de la Crimée et la déstabilisation du Donbass.

Fiche bilan Faire le quiz

Le 24 février 2022, à six heures du matin, Vladimir Poutine annonce le déclenchement d’une « opération militaire spéciale » destinée à « dénazifier » et « démilitariser » l’Ukraine. Quelques minutes plus tard, des missiles s’abattent sur Kyiv, Kharkiv, Odessa, Marioupol. Le plus grand pays d’Europe par la superficie est envahi par son voisin. Ce qui ne devait, selon les estimations occidentales et russes, durer que quelques jours dure depuis quatre ans. C’est la plus grande guerre conventionnelle qu’ait connue l’Europe depuis 1945, et elle a déjà bouleversé l’ordre mondial.

24 fév. 2022Début de l'invasion à grande échelle
~10 MRéfugiés et déplacés ukrainiens
~700 000Soldats russes tués ou blessés (estimation)
19 000+Enfants ukrainiens déportés (CPI)
Aux origines

La guerre n’a pas commencé en 2022

C’est l’erreur la plus fréquente dans les copies. Le 24 février 2022 est le jour de l’invasion à grande échelle, pas celui du début du conflit. Pour comprendre, il faut remonter de huit ans, jusqu’à l’hiver 2013-2014.

À cette date, le président ukrainien pro-russe Viktor Ianoukovitch refuse de signer l’accord d’association avec l’Union européenne, qui devait pourtant être l’aboutissement de longues négociations. La place Maïdan, à Kyiv, se couvre de tentes. Les manifestations durent trois mois. Le 18 février 2014, les snipers tirent sur la foule. Bilan : une centaine de morts. Ianoukovitch s’enfuit vers la Russie le 22 février.

La réplique de Moscou est immédiate. Dès la fin février, des « petits hommes verts » — des soldats russes en uniformes sans insignes — prennent le contrôle des bâtiments officiels en Crimée. Un référendum bricolé le 16 mars donne 96 % en faveur du rattachement à la Russie. L’annexion est entérinée le 18 mars. C’est le premier changement de frontière par la force en Europe depuis 1945.

Quelques semaines plus tard, des hommes armés prennent le contrôle de bâtiments dans le Donbass — la région industrielle de l’est ukrainien — et proclament les « républiques populaires » de Donetsk et de Lougansk. Une guerre s’installe, avec des soldats russes officiellement absents mais effectivement présents. Elle fera 14 000 morts entre 2014 et 2022. C’est le conflit que l’on dit « gelé », mais qui n’a jamais vraiment cessé.

Premières semaines

Comment l’Ukraine a survécu aux trois premières semaines

Côté russe, le plan de février 2022 reposait sur une certitude : les Ukrainiens accueilleraient les Russes en libérateurs. Les chefs militaires avaient préparé des uniformes de parade, et les premières unités emportaient des rations de quelques jours seulement.

Le calcul s’est révélé faux. À Kyiv, le président Volodymyr Zelensky — un ancien comédien que beaucoup tenaient pour léger — refuse l’évacuation que lui propose Washington.

Les forces ukrainiennes, formées depuis 2014 par les armées occidentales, tiennent le choc. Le convoi russe de 64 km de long en route vers la capitale s’enlise sur les routes du nord. Au bout de 35 jours, les troupes russes se retirent.

C’est en quittant les banlieues de Kyiv qu’elles laissent derrière elles Boutcha. Le 3 avril, les premières équipes ukrainiennes y découvrent les corps de centaines de civils exécutés, parfois les mains liées. Les images font le tour du monde. La Cour pénale internationale ouvre une enquête. Un mandat d’arrêt sera lancé en mars 2023 contre Vladimir Poutine, non pour les massacres de civils — qui restent à prouver individuellement — mais pour la déportation d’enfants ukrainiens vers la Russie.

Au sud, le siège de Marioupol dure 86 jours. Les défenseurs de l’aciérie Azovstal, retranchés dans des galeries souterraines avec des civils, deviennent l’un des symboles de la résistance ukrainienne. La ville tombe le 20 mai 2022, presque entièrement détruite.

Sur le terrain

La carte du conflit, en quatre temps

La carte interactive en haut de cette fiche montre le statut de chaque oblast. Voici une vue plus détaillée, ville par ville, avec les zones de combats actifs, les territoires russes et les frappes en profondeur.

Carte de l'invasion russe de l'Ukraine. En jaune, le territoire ukrainien sous contrôle ; en rose, le territoire occupé par la Russie ; en bleu, les territoires repris par l'Ukraine depuis le début de l'invasion. Les flèches indiquent les avancées russes et ukrainiennes.
Carte mise à jour de l'invasion russe de l'Ukraine. Source : Viewsridge, Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 4.0.

Pour comprendre comment on en est arrivé là, il faut retenir quatre séquences successives.

1 — Mars-avril 2014

Annexion de la Crimée et début du conflit du Donbass. Premier accroc territorial. La frontière issue de 1991 est rompue.

2 — Février-mars 2022

Invasion à grande échelle. L'armée russe attaque sur quatre axes simultanés (Kyiv depuis la Biélorussie, Kharkiv et Soumy, Donbass, Crimée). Échec sur Kyiv au bout de cinq semaines.

3 — Sept-nov. 2022

Contre-offensives ukrainiennes. Reconquête de la région de Kharkiv en quatre jours, libération de Kherson. Le 30 septembre, Moscou annexe illégalement quatre oblasts qu'elle ne contrôle pas entièrement (143 voix contre à l'[ONU](/notions/onu/)).

4 — 2023-2025

Guerre d'usure. Échec de la contre-offensive ukrainienne de l'été 2023 face aux champs de mines. La Russie avance lentement à prix humain colossal. L'Ukraine compense par l'innovation drone et l'incursion à Koursk (août 2024).

Pourquoi ?

Trois lectures pour un même événement

Pourquoi cette guerre ? La question paraît simple ; elle est en réalité la plus difficile. Les chercheurs en proposent trois lectures, qui se complètent plus qu’elles ne s’opposent.

Lecture 1 — Sécuritaire

Le dilemme de sécurité

Joseph Nye, John Mearsheimer

Un État inquiet pour sa sécurité accroît sa puissance, ce qui est perçu comme une menace par l'autre. Dans cette lecture, l'élargissement de l'[OTAN](/notions/otan/) vers l'est (Pologne 1999, États baltes 2004, sommet de Bucarest 2008) a été lu par Moscou comme une menace existentielle. Argument cohérent, mais qui peine à rendre compte de la nature impériale du projet poutinien.

Lecture 2 — Identitaire

« Un seul et même peuple »

Anna Colin Lebedev, Jamais frères ? (2022)

Pour Poutine, l'Ukraine n'existe pas comme nation distincte. Dans son article-fleuve de juillet 2021, il nie l'identité ukrainienne en s'appuyant sur la Rous de Kiev. Cette lecture éclaire la violence symbolique de la guerre — déportations d'enfants, destruction des langues, des manuels — que la lecture sécuritaire ne peut expliquer.

Lecture 3 — Politique interne

Une décision sans contre-pouvoir

IFRI, Hérodote n° 190-191

Au pouvoir depuis 1999, Poutine s'est coupé de toute opposition (Nemtsov assassiné en 2015, Navalny mort en prison en 2024). Une décision aussi lourde que l'invasion d'un pays de 40 millions d'habitants a été prise par trois ou quatre personnes seulement. Sans débat, l'erreur stratégique devient possible à grande échelle.

⚠️

Une copie qui ne mentionne que l'argument sécuritaire (élargissement [OTAN](/notions/otan/)) plafonnera. Une copie qui ne mentionne que l'argument identitaire passe à côté de la dynamique post-[guerre froide](/notions/guerre-froide/). Le bon réflexe : articuler les trois lectures.

Bascule mondiale

La géopolitique a changé

Au-delà du champ de bataille, la guerre a déclenché trois ruptures géopolitiques majeures que tout candidat doit savoir nommer.

Le retour de l’OTAN

Donnée pour cliniquement morte par Emmanuel Macron en novembre 2019 — « l’OTAN est en état de mort cérébrale » —, l’Alliance atlantique a connu un sursaut spectaculaire. Deux pays neutres depuis des décennies l’ont rejointe : la Finlande en avril 2023, au terme de quatre-vingts ans de neutralité, avec ses 1 340 km de frontière avec la Russie ; la Suède en mars 2024, après deux siècles de non-alignement.

Les budgets de défense européens ont décollé. L’Allemagne a annoncé dès le 27 février 2022 un « Zeitenwende » — un changement d’époque — avec un fonds spécial de 100 milliards d’euros pour son armée. La Pologne dépense désormais plus de 4 % de son PIB en défense, le ratio le plus élevé de l’Alliance.

L’Union européenne se découvre stratégique

L’UE, longtemps moquée pour son impuissance géopolitique, a fait en quelques semaines ce qu’elle n’avait jamais fait. Douze paquets de sanctions à la Russie entre 2022 et 2024. Accueil sans précédent de plus de quatre millions de réfugiés ukrainiens grâce à la directive de protection temporaire — activée pour la première fois depuis sa création en 2001. Achats groupés d’armes au profit de Kyiv via la Facilité européenne pour la paix. Statut de candidat accordé à l’Ukraine et à la Moldavie en juin 2022, ouverture des négociations en décembre 2023.

Un Sud global qui refuse de choisir

C’est sans doute la rupture la plus durable, et celle que les copies oublient le plus souvent. Face au front uni des démocraties occidentales, une grande partie du monde a refusé de prendre parti. À la résolution ONU condamnant l’annexion d’octobre 2022, trente-cinq pays se sont abstenus : Chine, Inde, Afrique du Sud, Pakistan, Vietnam, la quasi-totalité des États d’Afrique centrale et orientale.

Ces pays — que l’on rassemble sous le terme imparfait de « Sud global » — n’aiment pas Poutine, mais ils refusent d’être disciplinés par un Occident qu’ils jugent à la fois moralisateur et sélectif (où était l’indignation lors de l’invasion de l’Irak en 2003 ?). Beaucoup conservent par ailleurs des liens d’armement, énergétiques ou diplomatiques avec Moscou hérités de la guerre froide.

Une guerre nouvelle

Drones, économie de guerre, propagande

Cette guerre est aussi un laboratoire de la conflictualité du XXIᵉ siècle. Trois transformations techniques et stratégiques s’imposent.

2 M+Drones produits par l'Ukraine en 2025
6 %du [PIB](/notions/pib/) russe consacré à la défense
×3production d'obus 155 mm en Europe depuis 2022
12paquets de sanctions [UE](/notions/union-europeenne/) adoptés

D’abord, la guerre des drones. Les Bayraktar TB2 turcs, héros des premiers mois, ont été supplantés par les drones Shahed iraniens, les drones FPV (« First Person View ») et les drones navals ukrainiens qui ont fait reculer la flotte russe de la mer Noire. La frontière entre arme et grenade artisanale s’est estompée. Le Kiel Institute estime que la Russie en produit davantage encore que l’Ukraine en 2025.

Ensuite, une économie de guerre. L’industrie d’armement européenne, longtemps sous-dimensionnée, a triplé sa production d’obus de 155 mm. La République tchèque a piloté en 2024 une « initiative tchèque » d’achats groupés d’obus hors de l’UE pour pallier les retards américains.

Enfin, une guerre informationnelle d’une intensité inédite. Christine Dugoin-Clément (revue Études, oct. 2024) analyse comment Moscou, à travers ses agences (RT, Sputnik), ses réseaux d’influence — l’opération « Doppelgänger » a cloné des sites de presse occidentaux —, et le groupe Wagner-Africa Corps, a mené une guerre sémantique pour imposer la qualification d’« opération militaire spéciale » plutôt que de « guerre » — terme dont l’usage public est puni de prison en Russie.

Tournant 2025

Trump, Riyad et le réveil européen

L’élection de Donald Trump en novembre 2024 a bouleversé l’équilibre du soutien occidental. Le 28 février 2025, l’altercation publique entre Trump, J. D. Vance et Volodymyr Zelensky dans le Bureau ovale a été retransmise en direct dans le monde entier. Quelques jours plus tard, l’aide militaire américaine est suspendue, et des pourparlers américano-russes s’ouvrent à Riyad, sans la présence de l’Ukraine ni des Européens.

Les Européens ont répliqué en annonçant un plan d’aide de 50 milliards d’euros sur quatre ans. La France et le Royaume-Uni ont relancé l’idée d’une coalition de pays prêts à envoyer des troupes au sol en cas d’accord — « l’hypothèse Macron » de février 2024, alors largement moquée, est devenue un scénario de travail.

Au moment où ces lignes sont écrites (avril 2026), la guerre entame sa quatrième année. Aucune issue politique n’est en vue. Les positions restent incompatibles : Kyiv ne veut pas négocier la perte de territoires occupés, Moscou ne veut pas négocier le retour des frontières de 1991. La guerre d’usure continue.

Bilan

Les ordres de grandeur

Les chiffres précis restent largement inconnus, soumis à la propagande des deux côtés. Les ordres de grandeur, eux, sont vertigineux.

Bilan estimé (cumulé 2022-2025)Ordre de grandeur
Soldats russes tués ou blessés≈ 700 000 (estimations Pentagone, GUR ukrainien)
Soldats ukrainiens tués ou blessés≈ 400 000
Civils ukrainiens tués (ONU)> 12 000 confirmés (sous-estimation probable)
Réfugiés ukrainiens à l’étranger6 à 8 millions
Déplacés internes en Ukraine≈ 4 millions
Enfants ukrainiens déportés en Russie> 19 000 documentés (CPI)
Coût de la reconstruction de l’Ukraine (Banque mondiale 2024)≈ 500 milliards de dollars

À ces chiffres, il faut ajouter ceux qu’on ne mesure pas : la fuite massive de Russes — particulièrement les ingénieurs et les jeunes diplômés — qui constitue, selon l’expression d’Anna Colin Lebedev, une « catastrophe démographique silencieuse » pour la Russie.

Au programme

  • Brevet 3ᵉ — Histoire : « Le monde depuis 1991 », EMC : engagement et guerre.
  • Bac terminale — HGGSP : « Faire la guerre, faire la paix » (Axe 1 : la dimension politique de la guerre — Clausewitz, conflits asymétriques, conflits de haute intensité), Histoire (le retour de la guerre en Europe), Géographie (recompositions du monde, frontières contestées).

L'Ukraine en 2025 — territoires libres, occupés, annexés

État du conflit estimé au 1ᵉʳ trimestre 2026, sur la base des cartes de l'Institute for the Study of War et des sources OSINT (DeepStateMap). Survole un oblast pour voir sa population et son statut, clique pour le détail.

💡 Survole un oblast pour voir le détail · clique pour l'épingler.

Le monde face à la guerre en Ukraine

Position de chaque pays vis-à-vis du conflit, à partir des votes ONU, des livraisons d'armes recensées par le Kiel Institute et des régimes de sanctions. La carte révèle un Occident élargi face à un « Sud global » qui refuse de choisir.

💡 Survole un pays pour voir le détail · clique pour l'épingler. 💡 Touche un pays pour voir le détail.

À retenir

  • Ce n'est pas une guerre de 2022 mais de 2014 : annexion de la Crimée et conflit du Donbass ont précédé l'invasion à grande échelle de huit ans.
  • Trois lectures coexistent : la sécurité (élargissement de l'OTAN — Joseph Nye), l'identité (« un seul peuple » selon Poutine — Anna Colin Lebedev), la dérive autocratique du régime russe.
  • Une rupture géopolitique : retour de la guerre de haute intensité en Europe, OTAN ressuscitée (Finlande 2023, Suède 2024), UE qui se découvre stratégique.
  • Un monde fracturé : Occident élargi contre Sud global qui refuse de choisir (Inde, Brésil, Afrique du Sud, Indonésie, Arabie saoudite, Turquie).
  • Une guerre nouvelle techniquement : économie de drones (millions d'unités/an), guerre informationnelle, économie de guerre russe à 6 % du PIB.
  • Près de 10 millions de réfugiés ukrainiens, plus d'un million de soldats mis hors de combat dans les deux camps cumulés (estimations 2024).

Auto-évaluation

Teste tes connaissances

0 / 6 questions

  1. Q1.Quand commence vraiment la guerre russo-ukrainienne ?

  2. Q2.Que prévoyait le mémorandum de Budapest signé en 1994 ?

  3. Q3.Comment Vladimir Poutine justifie-t-il l'invasion dans son article de juillet 2021 ?

  4. Q4.Quel pays a rejoint l'OTAN en avril 2023, en réaction directe à l'invasion ?

  5. Q5.Qu'est-ce que l'opération Boutcha (avril 2022) a révélé ?

  6. Q6.Comment caractériser la position de la Chine dans le conflit ?

Pour aller plus loin

Une sélection de livres pour approfondir cette notion : manuels, essais, romans et classiques.

Jamais frères ? Ukraine et Russie : une tragédie postsoviétique
Essai· 2022

Jamais frères ? Ukraine et Russie : une tragédie postsoviétique

par Anna Colin Lebedev

La sociologue de référence sur les sociétés post-soviétiques explique les divergences de trajectoires entre Ukraine et Russie depuis 1991. Court (200 p.), lumineux. Le livre à lire en premier.

Lien à venir
L'Ukraine, la République et les oligarques
Essai· 2024

L'Ukraine, la République et les oligarques

par Sébastien Gobert

Le journaliste explore le système oligarchique ukrainien, depuis l'indépendance de 1991 jusqu'à la guerre. Un livre indispensable pour comprendre que l'Ukraine n'est pas un pays parfait — et pourquoi cela ne change rien à la légitimité de sa résistance.

Lien à venir
Le Livre noir de Vladimir Poutine
Classique· 2022

Le Livre noir de Vladimir Poutine

par Galia Ackerman & Stéphane Courtois (dir.)

Recueil collectif de 30 spécialistes (historiens, juristes, journalistes). Bilan accablant des 22 ans de pouvoir poutinien. Très utile pour citer des chiffres et des cas précis.

Lien à venir
Journal d'une invasion
Documentaire· 2022

Journal d'une invasion

par Andreï Kourkov

L'écrivain ukrainien le plus traduit au monde tient le journal des premiers mois de l'invasion. Témoignage direct, écriture limpide. Pour mettre des visages sur les statistiques.

Lien à venir
Anthracite. Comprendre la Russie au XXIᵉ siècle
Essai· 2024

Anthracite. Comprendre la Russie au XXIᵉ siècle

par Cédric Gras

Un récit de voyage écrit avant et pendant la guerre, du Caucase à l'Extrême-Orient russe. L'auteur, ancien directeur d'Alliance française à Donetsk en 2014, raconte la fabrique du nationalisme russe au quotidien.

Lien à venir

Mis à jour le