Doctrine politique et sentiment d'appartenance qui fait de la nation — communauté humaine unie par une histoire, une langue, une culture ou une volonté commune — la valeur politique suprême, devant primer sur les liens économiques, religieux ou idéologiques transversaux. Selon les époques et les courants, le nationalisme peut être émancipateur (libérer un peuple d'un empire) ou oppressif (exclure ceux qui ne sont pas considérés comme membres de la nation).
Le 26 juillet 2014, dans la station thermale roumaine de Tusnádfürdő, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán prononce un discours dont une formule deviendra célèbre. « Nous construisons un nouvel État hongrois. Nous quittons les dogmes et idéologies adoptés par l’Occident. Notre nouvel État sera une démocratie illibérale. » Le mot, jusqu’alors universitaire, entre dans le langage politique courant. En treize ans, il aura essaimé dans quinze pays, six continents, et vingt-deux gouvernements. La séquence ouverte par Orbán n’est pas un accident hongrois : elle annonce une recomposition mondiale dans laquelle le nationalisme redevient la matrice dominante de la politique. Quinze ans plus tard, 71 % de la population mondiale vit sous un régime que l’institut V-Dem qualifie d’« autocratisé » — soit la part la plus haute mesurée depuis le début des relevés en 1972.
« La nation est une âme, un principe spirituel. Avoir des gloires communes dans le passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore. » — Ernest Renan, Qu’est-ce qu’une nation ?, conférence à la Sorbonne, 11 mars 1882.
Trois mots à ne pas confondre — nationalisme, patriotisme, populisme.
- Nationalisme : doctrine politique qui érige la nation en valeur suprême. Il a une dimension idéologique — il dit ce qui doit être l’unité politique première.
- Patriotisme : attachement affectif au pays, sans nécessairement de doctrine politique. Un démocrate libéral peut être patriote sans être nationaliste — Charles de Gaulle se définissait ainsi.
- Populisme : opposition d’un « peuple » sain à une « élite » corrompue. Il peut être nationaliste (Trump, Le Pen) ou de gauche internationaliste (Mélenchon, Chávez). Voir la fiche dédiée au populisme.
- À retenir : le nationalisme est une réponse à la question « qui somme-nous ? » — pas nécessairement une réponse à la question « qui décide ? ».
Le nationalisme en chiffres
Quatre repères pour saisir l’épaisseur du basculement. Le premier — la trajectoire mondiale du V-Dem — est sans doute le plus important : en moins de quinze ans, la part de l’humanité gouvernée par des régimes en train de se durcir a doublé. Le quart de siècle qui avait suivi 1989, longtemps présenté comme la « marche de la démocratie », est désormais reconnu comme une parenthèse historique courte.
Une histoire en quatre âges
Le nationalisme ne tombe pas du ciel : il a une histoire datable, un trajet identifiable. Quatre âges en structurent l’évolution moderne.
1776-1815 — la naissance révolutionnaire
L'idée que la nation est le titulaire légitime de la souveraineté naît en deux temps : la Déclaration d'indépendance américaine (4 juillet 1776) et la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (26 août 1789). Article 3 : « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation. » Les armées de la Révolution puis de Napoléon exportent l'idée à toute l'Europe — y compris dans les pays qu'elles occupent.
1815-1914 — l'âge des unifications
Le Congrès de Vienne (1815) tente de restaurer l'ordre dynastique d'Ancien Régime, mais l'idée nationale est désormais irrépressible. Les Trois Glorieuses (France 1830), le Printemps des peuples (1848), l'unification italienne (1861), l'unification allemande (1871) en marquent les étapes. Le nationalisme est alors libéral, émancipateur, anti-impérial.
1914-1945 — la dérive radicale
La Première Guerre mondiale sacralise les nations dans la souffrance. Les Quatorze Points de Wilson (1918) consacrent le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et démantèlent les empires. Mais le nationalisme bascule : Mussolini (1922), Hitler (1933), nationalismes japonais, espagnols, hongrois… La Shoah et la guerre changent à jamais la mémoire occidentale du mot.
1945-1991 — décolonisation et silence
La décolonisation mobilise le nationalisme contre les empires européens : Inde (1947), Indonésie (1949), Algérie (1962), 17 États africains en 1960. Le mot redevient progressiste. En Europe et en Amérique du Nord, à l'inverse, le nationalisme reste tabou jusqu'aux années 1980 — supplanté par les droits de l'homme, l'intégration européenne, le marché commun.
1991-aujourd'hui — la grande recomposition
L'effondrement de l'URSS libère vingt nationalismes refoulés (Yougoslavie, Caucase, Asie centrale). En Occident, la mondialisation des années 2000 et la crise de 2008 nourrissent une réaction nationaliste. Orbán (2010), Modi (2014), Trump (2017, 2025), Meloni (2022). Le multilatéralisme est sur la défensive ; les régimes illibéraux assumés se multiplient.
Cinq visages du nationalisme contemporain
Tous les nationalismes ne se ressemblent pas. Pour ne pas confondre l’indépendantiste écossais, le populiste américain et le théocrate iranien, il faut distinguer cinq familles idéologiques — chacune partageant la même prémisse (la nation prime), mais s’opposant sur la définition de la nation elle-même.
Les frontières entre familles ne sont jamais étanches. Le MAGA trumpien mêle économique-populiste et religieux (chrétien blanc). L’Hindutva indienne combine ethnique (caste, langue) et religieux (hindouisme). La Russie poutinienne fusionne impérial et religieux (orthodoxie). Le talent du nationalisme contemporain est souvent là — fusionner plusieurs registres dans un même récit.
Quatre figures qui pèsent
Historien, philologue, philosophe français. Sa conférence à la Sorbonne du 11 mars 1882, Qu'est-ce qu'une nation ?, reste le texte fondateur de la conception française. Sa formule — la nation est « un plébiscite de tous les jours » — fait de la nation un acte volontaire et renouvelable, par opposition à la conception allemande de la nation héritée du sang et de la langue. Lecture obligatoire de toute formation républicaine en France.
Premier ministre hongrois depuis 2010 (et déjà 1998-2002). Président du Fidesz, parti revendiqué illibéral depuis son discours de Tusnádfürdő en juillet 2014. Modèle inspirant des nationalismes européens et américains : contrôle des médias, refonte de la justice, marginalisation des ONG, rhétorique anti-immigration et anti-Bruxelles. Allié de Trump, Poutine, Erdoğan et Modi dans le réseau international des illibéraux.
Premier ministre de l'Inde depuis 2014, troisième mandat depuis juin 2024. Issu du RSS (organisation paramilitaire hindouiste fondée en 1925) et du BJP. Architecte de l'Hindutva au pouvoir : loi sur la citoyenneté de 2019 excluant les musulmans, révocation du statut spécial du Cachemire (2019), construction du temple d'Ayodhya (inauguration janvier 2024) sur l'emplacement d'une mosquée détruite en 1992. Premier nationalisme religieux d'un État de 1,4 milliard d'habitants.
Présidente du Front national de 2011 à 2021, puis du Rassemblement national rebaptisé. Trois candidatures à la présidentielle (2012, 2017, 2022). Stratégie de « dédiabolisation » à partir de 2011 : exclusion de son père Jean-Marie Le Pen, réorientation économique gauche-souverainiste, abandon partiel de l'antisémitisme historique. Le RN devient en juin-juillet 2024 le premier groupe politique de l'Assemblée avec 142 sièges. Condamnée en mars 2025 pour détournement de fonds européens — peine de cinq ans d'inéligibilité, frappant la course à 2027.
Quatre formes en grille
Le nationalisme civique
Modèle français-américain. La nation est définie comme communauté de citoyens qui adhèrent volontairement à un projet politique partagé. Critère d'inclusion : avoir la citoyenneté, parler la langue commune, adhérer aux valeurs constitutionnelles. « Plébiscite de tous les jours » de Renan, « We the people » du Préambule américain. Théoriquement ouvert : on peut y adhérer en arrivant. En pratique, des résistances anti-immigration en France et aux USA depuis trente ans.
Le nationalisme ethnique
Modèle allemand-romantique. La nation est communauté de sang, de langue, de culture héritée — elle préexiste à l'État, qu'elle légitime. Critère d'inclusion : être né de parents de la communauté. Théoriquement fermé : on n'y entre pas, on y naît. Historiquement responsable des dérives extrêmes du XXᵉ siècle (nazisme, ex-Yougoslavie). Aujourd'hui repris par Orbán (« la Hongrie aux Hongrois »), l'AfD, certains courants français et russes.
Le nationalisme religieux
La foi commune remplace ou complète la communauté ethnique. Hindutva indienne (BJP, RSS), sionisme religieux israélien, islamisme politique iranien, « nation chrétienne » américaine de l'extrême droite évangélique. Particularité : il peut être très exclusif (Iran sur les femmes et les non-chiites) ou très englobant (États-Unis chrétiens incluant des hispaniques catholiques). La crise sécularisante du XXIᵉ siècle l'a paradoxalement re-radicalisé.
Le nationalisme économique-populiste
Forme dominante des deux dernières décennies en Occident. Récit : « la mondialisation a détruit la classe ouvrière nationale au profit d'une élite cosmopolite ». Trump (USA), Le Pen (France), Meloni (Italie), Salvini, Milei. Mêle anti-immigration, protectionnisme, hostilité à l'UE et aux institutions internationales. Économiquement variable — étatiste à droite, libertarien à l'argentine. Politiquement sa cible commune : les « élites mondialisées ».
La vague populiste-nationaliste 2010-2025
Si l’on devait fixer une borne au phénomène contemporain, ce serait celle du 29 mai 2010 — date à laquelle Viktor Orbán redevient Premier ministre de Hongrie. En quinze ans, le modèle qu’il a inauguré s’est diffusé à une vitesse qu’aucun observateur n’avait anticipée.
La séquence des victoires
2010 : Orbán en Hongrie. 2014 : Modi en Inde, Erdoğan en Turquie verrouille le pouvoir. 2016 : Brexit, Trump aux USA. 2017 : reconduction d’Erdoğan. 2018 : Bolsonaro au Brésil, Salvini ministre en Italie. 2022 : Meloni en Italie, Netanyahou avec sionistes religieux en Israël. 2023 : Milei en Argentine, Fico en Slovaquie. 2024 : 3ᵉ mandat de Modi, AfD première en Saxe-Thuringe, Wilders aux Pays-Bas, Trump réélu, RN premier groupe en France. 2025 : Trump intronisé, démantèlement USAGM. 2026 : crise du multilatéralisme.
Les ressorts communs
Au-delà de la diversité doctrinale, six ressorts reviennent partout. Les inégalités post-2008 ont laissé des classes moyennes occidentales sans perspective d’ascension. La crise des réfugiés européenne (2015) et les flux migratoires sud-américains ont chargé l’immigration d’une dimension symbolique inédite. Les réseaux sociaux ont court-circuité les médias traditionnels — voir la fiche désinformation. La mondialisation est tenue pour responsable de la désindustrialisation. La diversité culturelle est vécue par certaines populations comme une perte identitaire. Et les élites politiques traditionnelles ont massivement échoué à formuler une réponse cohérente.
Une alternative ou un cycle ?
Reste une question ouverte : la vague nationaliste est-elle un cycle historique, qui finira par s’épuiser comme dans les années 1930, ou une alternative durable au libéralisme post-1945 ? Les défaites récentes — Bolsonaro (2022), Tusk en Pologne (2023), retour de gauche au Brésil et au Mexique — suggèrent qu’aucun modèle ne s’impose entièrement. La décennie 2025-2035 sera décisive.
Au programme
Spécialité HGGSP terminale (thèmes 2 « Faire la guerre, faire la paix » et 4 « Identifier, protéger et valoriser le patrimoine »), histoire de première générale (« Le monde, l’Europe et la France de 1945 à nos jours »), EMC en première et terminale. Une dissertation utile articule trois échelles : historique (1789, 1918, 1945, 1989), idéologique (cinq familles), contemporaine (vague 2010-2025). Penser à mobiliser populisme, propagande et démocratie en complément.
Nationalismes contemporains au pouvoir 2026
État des lieux des forces nationalistes et d'extrême droite au pouvoir, en coalition, ou en montée forte dans 80 pays clés. La carte révèle un fait majeur de la décennie : entre 2010 et 2025, les forces nationalistes-populistes ont presque doublé leur surface au pouvoir dans le monde, selon V-Dem Institute. Survole un pays pour voir le dirigeant et la famille idéologique, clique pour le détail.
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À retenir
- Définition rigoureuse : le nationalisme est la doctrine selon laquelle la nation doit être l'unité politique de référence. À distinguer du patriotisme (attachement affectif au pays sans hiérarchisation idéologique), et du populisme (opposition d'un « peuple » à une « élite ») — bien que les trois se chevauchent souvent.
- Naissance moderne dans les révolutions américaine (1776) et française (1789). La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, en proclamant que « le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation », fait du peuple-nation le titulaire légitime du pouvoir.
- Cinq visages contemporains : nationalisme civique (basé sur la citoyenneté), ethnique (basé sur le sang ou la culture), religieux (basé sur une foi nationale), économique-populiste (« ils nous volent »), impérial (la nation comme grande puissance).
- Quatre théoriciens à connaître : Ernest Renan (Qu'est-ce qu'une nation ?, 1882) — la nation comme « plébiscite de tous les jours » ; Johann Gottfried Herder — la nation comme Volk et esprit collectif ; Benedict Anderson (Imagined Communities, 1983) — la nation comme « communauté imaginée » ; Eric Hobsbawm (Nations and Nationalism, 1990) — l'invention des traditions nationales.
- Vague populiste-nationaliste depuis 2010 : Orbán (Hongrie 2010), Erdoğan (Turquie 2003-), Modi (Inde 2014), Bolsonaro (Brésil 2018-22), Trump (USA 2017, 2025), Meloni (Italie 2022), Milei (Argentine 2023), Wilders (Pays-Bas 2024). Selon V-Dem, 71 % de la population mondiale vit sous un régime « autocratisé » en 2024.
- Trois moments charnières : 1789 (révolution française et naissance moderne), 1918-1919 (principe wilsonien des nationalités, démantèlement des empires multinationaux), 1945-1991 (décolonisation et nationalismes du Sud, puis effondrement soviétique et redéploiement).
- Tension structurelle de tout nationalisme : il libère les peuples colonisés ou opprimés, mais peut exclure les minorités intérieures. Le même mot peut couvrir les indépendantistes algériens de 1962 et le NSDAP allemand de 1933 — ce qui rend l'analyse délicate et la mémoire politiquement chargée.
Auto-évaluation
Teste tes connaissances
Q1.Qui est l'auteur de la conférence intitulée <em>Qu'est-ce qu'une nation ?</em> prononcée à la Sorbonne en 1882 ?
Explication :Ernest Renan (1823-1892), historien et philologue français, prononce cette conférence le 11 mars 1882 à la Sorbonne. Il y oppose la conception française de la nation (« plébiscite de tous les jours », adhésion volontaire) à la conception allemande (Volk, communauté de sang et de langue). Texte central de la philosophie politique moderne, étudié dans toute filière HGGSP.
Q2.Quel théoricien a forgé en 1983 le concept de « communauté imaginée » pour décrire la nation ?
Explication :Benedict Anderson, dans <em>Imagined Communities: Reflections on the Origin and Spread of Nationalism</em> (1983). Sa thèse : la nation est « imaginée » parce que ses membres ne se connaîtront jamais individuellement, et pourtant ils se vivent comme membres d'une même communauté. Le rôle de l'imprimerie et des journaux quotidiens y est central.
Q3.Quel article de la <em>Déclaration des droits de l'homme et du citoyen</em> (1789) fonde la souveraineté nationale moderne ?
Explication :L'article 3 stipule : <em>« Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'en émane expressément. »</em> Tournant copernicien : la souveraineté ne vient plus de Dieu via le roi, mais de la nation conçue comme corps politique des citoyens.
Q4.Que désigne l'idéologie de l'<em>Hindutva</em> en Inde ?
Explication :L'<em>Hindutva</em> (« hindouité ») est l'idéologie nationaliste hindoue théorisée par Vinayak Damodar Savarkar en 1923 et portée aujourd'hui par le BJP de Narendra Modi et le RSS. Elle considère que l'identité indienne se confond avec l'hindouisme — d'où la marginalisation politique des 200 millions de musulmans, sikhs et chrétiens du pays.
Q5.Quel principe énoncé par le président américain Wilson en janvier 1918 a redessiné l'Europe d'après-guerre ?
Explication :Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, énoncé dans les <em>Quatorze Points</em> du président Woodrow Wilson le 8 janvier 1918. Principe wilsonien qui justifie le démantèlement des empires Austro-hongrois et ottoman et la création d'États-nations en Europe centrale (Pologne, Tchécoslovaquie, Yougoslavie, États baltes).
Q6.Quel parti politique français est fondé en 1972 par Jean-Marie Le Pen et devient en 2024 la première force politique en sièges à l'Assemblée nationale ?
Explication :Le Front national, fondé en 1972 par Jean-Marie Le Pen, présidé depuis 2011 par sa fille Marine Le Pen, et rebaptisé Rassemblement national en 2018. Aux législatives anticipées de juin-juillet 2024, le RN obtient 142 sièges, devenant le premier groupe politique de l'Assemblée nationale.
Q7.Que désigne le terme <em>« démocratie illibérale »</em> revendiqué par Viktor Orbán dans son discours de 2014 ?
Explication :Concept revendiqué par Viktor Orbán dans son discours de l'université d'été de Tusnádfürdő (Roumanie) le 26 juillet 2014. L'idée : conserver la procédure électorale, mais affaiblir progressivement les contre-pouvoirs (presse libre, justice indépendante, ONG, opposition parlementaire) pour rendre la victoire électorale du parti au pouvoir mécanique.
Q8.Quelle œuvre d'Eugène Delacroix peinte en 1830 est devenue l'icône du nationalisme civique français ?
Explication :<em>La Liberté guidant le peuple</em>, peinte par Eugène Delacroix en 1830 pour célébrer la révolution de Juillet (« Trois Glorieuses »). Marianne, allégorie féminine de la République, brandit le drapeau tricolore au-dessus du peuple insurgé. Conservée au Louvre, elle est l'image la plus reproduite du nationalisme civique français.
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Pour aller plus loin
Une sélection de livres pour approfondir cette notion : manuels, essais, romans et classiques.
Qu'est-ce qu'une nation ?
Le texte fondateur français — 30 pages essentielles. Disponible dans toute bibliothèque ou en ligne. Lecture obligatoire de tout étudiant en HGGSP.
Lien à venirImagined Communities
Le classique anglo-saxon, traduit en français sous le titre <em>L'imaginaire national</em>. La nation comme « communauté imaginée », fabriquée par l'imprimerie et la lecture quotidienne du journal.
Lien à venirNations et nationalisme depuis 1780
L'historien marxiste britannique propose une lecture matérialiste du nationalisme : ni essence éternelle, ni invention récente, mais construction politique du XIXᵉ siècle européen. Référence universitaire.
Lien à venirLes Damnés de la Terre
Le classique du nationalisme anticolonial. Fanon, psychiatre martiniquais engagé dans la révolution algérienne, théorise la libération nationale comme moment psychique nécessaire après la colonisation.
Lien à venirLe Démon des origines — Démographie et extrême droite
Le démographe français analyse les ressorts statistiques et géographiques du vote Front national. Méthode de référence pour comprendre la sociologie électorale du nationalisme français.
Lien à venirLe piège identitaire
Synthèse française récente sur l'idéologie identitaire, les groupes de la nouvelle extrême droite européenne, et leurs réseaux internationaux. Court, citable, à jour.
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