Géopolitique

La Terre vue d'Apollo 17 en décembre 1972 — la « Blue Marble ». Photographie qui a transformé la conscience géopolitique mondiale en montrant la planète comme un objet fini et fragile. · NASA / Apollo 17 — domaine public
Pouvoirs & influence Lycée Tombe au bac
Définition

Discipline d'analyse des rapports de force entre acteurs (États, organisations, entreprises, groupes) en lien avec un territoire. Le mot est forgé en 1899 par le Suédois Rudolf Kjellén. Elle étudie comment l'espace — frontières, ressources, voies maritimes, représentations — devient un enjeu de pouvoir, de conflit ou de coopération. Renouvelée en France par Yves Lacoste dans les années 1970, c'est aujourd'hui une grille de lecture incontournable du monde contemporain.

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La géopolitique est devenue, en quelques années, le mot le plus utilisé pour comprendre le monde. Sur les chaînes d’info en continu, dans les analyses des think-tanks, à l’école même : tout est « géopolitique ». La guerre en Ukraine, le conflit Israël-Hamas, la rivalité USA-Chine, les enjeux climatiques, la pénurie de gaz, le câble sous-marin coupé en mer Baltique, l’IA — tout serait géopolitique.

Mais qu’est-ce que la géopolitique au juste ? Une discipline académique née il y a 125 ans, longtemps controversée, parfois discréditée. Un outil d’analyse, qui peut éclairer comme égarer. Et surtout, une grille de lecture indispensable pour comprendre un monde qui se redessine sous nos yeux. Cette fiche vous donne les clés : d’où vient ce mot, quels sont ses grands théoriciens, ses concepts, ses méthodes, et comment l’appliquer au monde d’aujourd’hui.

Carte politique du monde avec frontières des États
La carte politique du monde — 193 États reconnus par l'ONU en 2024. Mais cette carte ne dit presque rien des rapports de force : elle masque les conflits frontaliers (Taïwan, Sahara occidental, Kosovo), les revendications territoriales (Israël-Palestine, Crimée), les zones de souveraineté contestée. La géopolitique commence là où s'arrête la carte officielle. · NordNordWest — CC BY-SA 3.0

D’où vient le mot « géopolitique » ?

Le mot est jeune. Rudolf Kjellén, juriste suédois, l’invente en 1899 dans un article de la revue Ymer. Pour lui, c’est « la science de l’État considéré comme organisme géographique ». Il s’inspire de la biologie de Darwin et de la géographie politique de Friedrich Ratzel, qui parlait quelques années plus tôt de l’État comme d’un « organisme » devant croître ou mourir.

Portrait de Rudolf Kjellén, inventeur du mot géopolitique
Rudolf Kjellén (1864-1922), juriste et politologue suédois, inventeur du mot « géopolitique » en 1899. Il enseigne à l'Université d'Uppsala et de Göteborg. Conservateur, panger­maniste, hostile à la SDN naissante. Il pose les bases d'une analyse de l'État comme « entité vivante » devant se nourrir d'espace — concept qui sera repris (et dévoyé) par l'école allemande. · Wikimedia Commons — domaine public

Mais la géopolitique va connaître trois grandes écoles qui vont profondément la marquer.

L’école allemande : la dérive nazie

Friedrich Ratzel (1844-1904), géographe allemand, est le véritable fondateur de la géographie politique moderne. Dans Politische Geographie (1897), il développe le concept de « Lebensraum » (espace vital) : un État vivant a besoin d’espace pour croître. Idée qui sera reprise par Karl Haushofer (1869-1946) dans les années 1920 — Haushofer fonde la Zeitschrift für Geopolitik en 1924. Son élève Rudolf Hess devient bras droit de Hitler, et la géopolitique allemande sert à justifier la conquête nazie à l’Est.

Portrait de Friedrich Ratzel
Friedrich Ratzel (1844-1904), géographe allemand. Père de la géographie politique moderne. Théoricien du « Lebensraum » (espace vital), concept qui sera tragiquement instrumentalisé par les nazis 30 ans après sa mort. Ses travaux scientifiques sur la diffusion culturelle restent valables — c'est leur usage politique qui a été dévoyé. Importance d'historiciser : Ratzel n'était pas nazi (impossible chronologiquement), mais ses concepts ont été récupérés. · Wikimedia Commons — domaine public

Cette compromission avec le nazisme va discréditer durablement la géopolitique en Occident. En 1945, le mot est presque banni dans le monde universitaire allemand et français.

L’école anglo-saxonne : Heartland vs Rimland

Au même moment, du côté britannique, Halford Mackinder (1861-1947), géographe et homme politique, prononce en 1904 à la Royal Geographical Society une conférence devenue légendaire : « The Geographical Pivot of History ». Il y défend une thèse :

« Qui contrôle l’Europe orientale contrôle le Heartland. Qui contrôle le Heartland contrôle l’île mondiale [Eurasie + Afrique]. Qui contrôle l’île mondiale contrôle le monde. »

Portrait de Halford Mackinder, théoricien du Heartland
Halford John Mackinder (1861-1947), géographe britannique, professeur à Oxford et à la London School of Economics. Père de la géopolitique anglo-saxonne. Son article *The Geographical Pivot of History* (1904) puis son livre *Democratic Ideals and Reality* (1919) ont influencé la stratégie occidentale pendant tout le XXᵉ siècle. Conservateur, impérialiste convaincu — mais théoricien brillant dont la pertinence demeure : la guerre en Ukraine est lue par beaucoup comme une bataille pour le contrôle du Heartland. · Wikimedia Commons — domaine public
Carte du Heartland de Mackinder
La carte du Heartland selon Mackinder (1904). Le « Pivot » (cœur eurasien — Russie, Asie centrale) est entouré du « Inner Crescent » (Europe, Moyen-Orient, Inde, Chine) puis du « Outer Crescent » (Amériques, Afrique sub-saharienne, Indo-Pacifique). Une lecture maritime contre continentale : les empires maritimes (Royaume-Uni, USA) doivent empêcher qu'un seul empire continental ne domine le Heartland. · Wikimedia Commons — domaine public

À l’inverse, Nicholas Spykman (1893-1943), géopoliticien américano-néerlandais à Yale, propose en 1942 dans America’s Strategy in World Politics la thèse inverse :

« Qui contrôle le Rimland [couronne maritime de l’Eurasie : Europe, Moyen-Orient, Asie du Sud-Est] contrôle l’Eurasie, et qui contrôle l’Eurasie contrôle le monde. »

Cette thèse va devenir la doctrine de l’endiguement (containment) américaine pendant la guerre froide. Toute la stratégie US — bases militaires en Europe, au Japon, en Corée du Sud, dans le Golfe, en Asie du Sud-Est — découle directement de Spykman.

L’école française : Yves Lacoste et Hérodote

En France, la géopolitique reste discréditée jusque dans les années 1970. Puis Yves Lacoste (1929-) publie en 1976 La Géographie, ça sert d’abord à faire la guerre, et fonde la revue Hérodote. Lacoste réintroduit la géopolitique dans une perspective critique et démocratique :

  • elle n’est plus au service d’un État mais doit éclairer les citoyens ;
  • elle est multi-scalaire (locale, régionale, mondiale) ;
  • elle est multi-acteurs (États, ONG, multinationales, mouvements sociaux) ;
  • elle s’intéresse autant aux représentations qu’aux faits matériels.
Portrait d'Yves Lacoste
Yves Lacoste (né en 1929), géographe français, père de la géopolitique française renouvelée. Il fonde la revue Hérodote en 1976 — toujours active. Auteur d'une trentaine d'ouvrages dont Vive la nation ! (1997) et de nombreux atlas. Sa méthode est très influente dans l'enseignement secondaire et supérieur français — et particulièrement en HGGSP. · Wikimedia Commons — CC BY-SA

C’est cette école française qui structure aujourd’hui l’enseignement secondaire (HGGSP) et supérieur (Sciences Po, IFRI, IRIS, INALCO) en France.

Les concepts-clés de la géopolitique

Trois grands concepts structurent toute analyse géopolitique.

1. La puissance

La capacité d’un acteur à imposer sa volonté à d’autres. Joseph Nye (Harvard) distingue depuis les années 1990 :

  • Hard power — la puissance dure : militaire, économique, capacité à contraindre.
  • Soft power — la puissance douce : culture, valeurs, modèles, attraction. Cinéma, langue, université, sport.
  • Smart power — combinaison intelligente des deux, théorisée par Nye en 2009.

Voir aussi notre fiche hard power et soft power.

2. Le territoire

Pas seulement un espace géographique, mais un espace politiquement approprié. Trois dimensions :

  • Souveraineté : pouvoir suprême d’un État sur son territoire (depuis Westphalie 1648).
  • Frontières : limites physiques et symboliques. Voir notre fiche frontières.
  • Ressources : pétrole, gaz, terres rares, eau, agriculture. La géopolitique est aussi une géoéconomie.

3. Les représentations

C’est le grand apport de l’école française. La géopolitique ne se réduit pas aux faits matériels — elle est aussi un affrontement de récits. Les cartes sont politiques : selon qu’on centre la carte du monde sur Paris ou Pékin, on voit le monde différemment. Les identités collectives (nation, religion, civilisation) sont des constructions historiques qui ont des effets géopolitiques réels.

Les trois grandes écoles géopolitiques
Les trois écoles géopolitiquesAllemande, anglo-saxonne et française — trois traditions, trois méthodesÉcoleallemandeRatzel et Haushofer (1897-1945)Concept de Lebensraum (espace vital).L'État comme organisme qui doit croître.Récupération nazie → discréditationdurable du mot en Occident après 1945.Écoleanglo-saxonneMackinder, Spykman, BrzezinskiHeartland (1904) vs Rimland (1942).Pensée stratégique pour empires maritimes.Inspire la doctrine d'endiguement USpendant toute la guerre froide.ÉcolefrançaiseYves Lacoste et Hérodote (1976-)Réintroduit la géopolitique en France.Approche critique : échelles, acteurs,représentations. Base de l'enseignementfrançais (HGGSP, Sciences Po).

Comment fait-on de la géopolitique ? La méthode Lacoste

L’école française propose une méthode rigoureuse pour analyser n’importe quelle situation. Elle repose sur trois croisements.

Croiser les échelles

Une situation géopolitique se lit à plusieurs niveaux simultanément :

  • Locale : un quartier, une ville, une vallée, une ZAD.
  • Nationale : un État, ses régions, ses minorités.
  • Régionale : un sous-ensemble (Méditerranée, mer de Chine, Sahel, Caucase).
  • Mondiale : les flux globaux, l’ONU, le climat, les pandémies.

Exemple : la guerre en Ukraine. Localement, c’est un conflit Donbass / Kiev. Nationalement, une lutte pour l’intégrité territoriale ukrainienne. Régionalement, un affrontement Russie / OTAN. Mondialement, un test de l’ordre international d’après 1945.

Croiser les acteurs

Plus seulement les États. La géopolitique d’aujourd’hui voit s’imposer :

  • Les États restent centraux — mais affaiblis dans certains domaines (numérique, climat).
  • Les organisations intergouvernementales (OIG) : ONU, UE, OTAN, BRICS+, G20, OMC.
  • Les multinationales et GAFAM : Apple, Microsoft, Nvidia, Saudi Aramco, ExxonMobil. PIB d’Apple > PIB de la Belgique.
  • Les ONG et fondations : Médecins sans Frontières, Greenpeace, Gates Foundation, Open Society.
  • Les groupes armés non étatiques : Hamas, Hezbollah, EI, FARC, Wagner.
  • Les individus médiatiques : Elon Musk (X, Starlink, SpaceX) peut décider de la couverture satellitaire en Ukraine.

Croiser les enjeux

Trois grandes familles :

  • Territoriaux : frontières, souveraineté, sécession, irredentisme.
  • Économiques : ressources, énergie, terres rares, alimentation, monnaies.
  • Identitaires et symboliques : religion, nation, civilisation, mémoire.
Carte des revendications territoriales en mer de Chine méridionale
La mer de Chine méridionale — laboratoire géopolitique contemporain. La Chine revendique 90% de cet espace par la « ligne en 9 traits » (depuis 1947). Mais 5 autres États y revendiquent des îlots : Vietnam, Philippines, Malaisie, Brunei, Taïwan. Trafic maritime annuel : ~30% du commerce mondial. Ressources : pétrole, gaz, pêche, terres rares. Affaire Philippines vs Chine arbitrée à La Haye en 2016 (CPA) : Pékin perd, refuse la sentence. Symbole parfait du retour de la géopolitique « dure ». · Voice of America / Wikimedia — domaine public

La géopolitique du monde en 2025

Le monde actuel est marqué par cinq grandes lignes de force que la carte interactive ci-dessous tente de saisir.

1. La fin du moment unipolaire

Pendant les années 1990-2000, les États-Unis étaient la seule superpuissance — c’est le « moment unipolaire » (Charles Krauthammer, 1990). Ce moment est fini. Le déclin commence avec la guerre d’Irak (2003), la crise financière de 2008, et accélère sous Trump 2 (2025-).

2. La montée de la Chine

En 30 ans, la Chine est passée de 6% à 18% du PIB mondial. Elle est devenue le 1ᵉʳ exportateur (2009), la 1ʳᵉ population (à égalité avec l’Inde en 2024), et talonne les USA en PIB. Elle a aussi un projet : les Nouvelles routes de la soie (BRI, 2013) — réseau d’infrastructure dans 150 pays.

3. Le retour de la Russie comme acteur de rupture

Annexion de la Crimée (2014), Syrie (2015), Ukraine (2022). La Russie de Poutine assume le retour des sphères d’influence et la confrontation directe avec l’Occident.

4. L’émergence du « Sud global »

L’Inde, le Brésil, l’Indonésie, l’Afrique du Sud, le Mexique, le Vietnam refusent désormais de choisir entre Occident et bloc sino-russe. C’est le non-alignement actif (et non plus le passif des années 1960). Les BRICS+ rassemblent 10 États en 2025 et pèsent 35% du PIB mondial.

5. Les nouveaux fronts

Au-delà des conflits territoriaux classiques, cinq nouveaux théâtres émergent :

  • Cyber : attaques contre les infrastructures critiques, ingérence électorale, espionnage industriel.
  • Espace : militarisation, satellites détruits (test russe 2021), Starlink en Ukraine.
  • IA : course technologique USA / Chine. AI Act européen 2024.
  • Climat : COP, justice climatique, ressources stratégiques (terres rares, eau).
  • Mémoire : guerres autour des récits coloniaux, des génocides, du passé.
Portrait d'Otto von Bismarck
Otto von Bismarck (1815-1898), chancelier du IIᵉ Reich allemand de 1871 à 1890. Maître de la Realpolitik — politique réaliste de l'équilibre des puissances européennes. Système d'alliances complexe (Triple-Alliance Allemagne-Autriche-Italie 1882, Reichsversicherungsvertrag avec la Russie). Sa chute en 1890 ouvre la voie au déséquilibre qui mènera à 1914. Modèle classique d'une géopolitique étatique, sans considérations idéologiques — l'inverse de Trump 2 ou de la Russie poutinienne. · Wikimedia Commons — domaine public

Au programme

  • Bac terminale — HGGSP (« Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques », chapitre central) : la géopolitique est la matière même de cette spécialité. Tous les thèmes du programme s’y rattachent : démocratie, État, environnement, patrimoine, savoirs, communication, guerre, frontières.
  • Bac — Géographie (tronc commun terminale) : « Mers et océans, au cœur de la mondialisation », « Coopérations, tensions et régulations à l’échelle mondiale ».
  • Bac — Histoire : « Les relations internationales depuis 1945 », « Le monde depuis 1945 ».
  • Concours post-bac : géopolitique au programme de Sciences Po (admission), des écoles de commerce, des IEP, des prépas littéraires (BL).

Les blocs géopolitiques mondiaux 2025

Une lecture du monde en cinq blocs : l'Occident élargi (USA + UE + alliés Indo-Pacifique), le bloc sino-russe (Chine + Russie + Iran + Corée du Nord), le « Sud global » non-aligné (Inde, Brésil, Indonésie, Afrique du Sud…), les États en transition (Turquie, Hongrie…), et les États fragiles. Une grille parmi d'autres — la géopolitique se redessine en permanence.

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À retenir

  • Géopolitique : analyse des rapports de force entre acteurs en lien avec un territoire. Mot forgé par Rudolf Kjellén en 1899.
  • Trois grandes écoles : allemande (Ratzel, Haushofer — concept de Lebensraum/'espace vital'), anglo-saxonne (Mackinder 1904 — théorie du Heartland ; Spykman 1942 — Rimland), française (Yves Lacoste, revue *Hérodote* 1976).
  • Trois concepts-clés à maîtriser : puissance (hard / soft / smart), territoire (souveraineté, frontières, ressources), représentations (cartes, identités, récits).
  • Méthode d'analyse géopolitique (Lacoste) : croiser les échelles (locale, régionale, mondiale), les acteurs (États, IGO, multinationales, ONG, individus), les enjeux (territoires, ressources, identités).
  • Le monde de 2025 est marqué par : multipolarité (USA, Chine, Russie, UE, Inde), retour du Sud global non-aligné, retour des guerres à haute intensité (Ukraine, Gaza), nouveaux fronts (cyber, espace, climat, IA).
  • Les BRICS+ (10 membres) représentent désormais 35% du PIB mondial (en PPA) et 45% de la population — contre les G7 qui ne pèsent plus que 30% du PIB et 10% de la population.

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0 / 7 questions

  1. Q1.Qui a inventé le mot « géopolitique » ?

  2. Q2.Quelle est la thèse principale de Halford Mackinder en 1904 ?

  3. Q3.Qui est le père de la géopolitique critique française ?

  4. Q4.Que désigne le concept de « Lebensraum » ?

  5. Q5.En 2024-2025, combien de membres compte le groupe BRICS+ ?

  6. Q6.Quel théoricien américain a popularisé l'idée du « choc des civilisations » en 1996 ?

  7. Q7.Quelle est la formule de Nicholas Spykman pour décrire la stratégie maritime ?

Pour aller plus loin

Une sélection de livres pour approfondir cette notion : manuels, essais, romans et classiques.

La Géographie, ça sert d'abord à faire la guerre
Classique· 1976

La Géographie, ça sert d'abord à faire la guerre

par Yves Lacoste

L'ouvrage qui a réintroduit la géopolitique en France après l'interdit post-nazi. Lacoste y défend une géographie active, critique, attentive aux pouvoirs. Court (~250 p.) et accessible — toujours réédité 50 ans plus tard.

Lien à venir
Le Grand Échiquier
Classique· 1997

Le Grand Échiquier

par Zbigniew Brzezinski

L'ancien conseiller à la sécurité nationale de Carter théorise la grande stratégie américaine pour le XXIᵉ siècle. Lecture prophétique sur l'Ukraine et la Chine. Plus accessible que les manuels universitaires.

Lien à venir
Atlas géopolitique du monde global
Manuel scolaire· 2024

Atlas géopolitique du monde global

par Pascal Boniface

Atlas annuel de référence du directeur de l'IRIS. ~150 cartes commentées sur tous les sujets : conflits, ressources, démographie, climat. Idéal pour HGGSP et concours. Mis à jour chaque année.

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